CONCILE


CONCILE
CONCILE

La forme, la fréquence, la structure des conciles ont beaucoup varié au cours de l’histoire de l’Église. Rien d’étonnant à cela: l’Église n’a pas reçu de son fondateur une constitution complète, au sens où l’on parle de la constitution d’un État; elle a reçu de lui les sacrements, la communauté des douze apôtres avec la primauté de l’un d’eux, le commandement de l’amour fraternel. Elle a résolu en outre, dès l’époque de sa formation, la question essentielle de l’entrée des païens dans la communauté qui, à l’origine, appartenait tout entière au peuple juif. Mais le régime définitif de son gouvernement est seulement d’institution ecclésiastique, tout au plus (sur certains points) d’origine apostolique, non pas de «droit divin». Aussi les conditions selon lesquelles les conciles se sont organisés et tenus ont-elles pu varier – elles ont de fait beaucoup varié au cours des siècles – et peuvent-elles se modifier encore dans l’avenir.

Il y a cependant, l’histoire le montre, une continuité et une cohérence de cette institution. Pour l’Église catholique, les conciles font partie, tout comme la primauté de Pierre, de sa structure essentielle. Ils ont été très tôt, dès sa période constitutive, l’instance appelée à prendre les grandes décisions engageant la communauté. Ils constituent donc l’expression exceptionnellement autorisée de sa vie, dont la loi est l’unanimité et la communion.

1. Origine et formes diverses des conciles

La communauté de Jérusalem s’est comprise d’abord comme le «reste d’Israël», annoncé par les prophètes, à partir duquel Dieu accomplit les événements du salut décisifs pour son peuple. La réunion de nombreux frères le jour de la Pentecôte apparut aux disciples de Jésus comme la reprise de l’assemblée du désert autour de Moïse, lors de l’Exode. L’assemblée du peuple de Dieu se trouvait en effet de nouveau réunie autour de ses «colonnes», les onze apôtres, auxquels fut aussitôt associé un douzième, les douze apôtres représentant les douze tribus d’Israël (Actes des Apôtres, I-II). De même, le concile de Jérusalem, en l’an 49, est présenté comme la réunion des Anciens autour des apôtres sur le modèle de l’assemblée de Moïse (Actes, XV). À cause de la décision fondamentale qu’il eut à prendre, il demeure le type et le modèle de tout concile, dont la résolution se trouve consignée dans l’Écriture sainte.

Il apparaît clairement dans les récits des Actes des Apôtres que l’Église est structurée dans ses assemblées à la fois hiérarchiquement – elle est fondée sur les douze apôtres – et collégialement – il est fait appel au témoignage de tous avant de prendre une décision. En signe de sa présence et de son assistance, Jésus, conformément à la tradition de la Synagogue, avait requis l’accord de la communauté sur le témoignage de plusieurs (Matthieu, XVIII, 20). Cette règle de l’unanimité, respectée par le Collège apostolique lors du concile de Jérusalem, reste la loi du gouvernement de l’Église catholique: les simples membres, les laïcs, doivent être associés, dans un consentement vivant, aux décisions des responsables, les ministres ordonnés. L’Église est ainsi dotée depuis ses origines d’un régime très souple et inédit dans l’histoire des institutions, exprimé par l’adage médiéval: Quod omnibus tangit ab omnibus tractari debet (ce qui concerne tout le monde doit être traité par tout le monde). Reste à confronter cette donnée évangélique, qui est sa loi, avec l’histoire.

Les historiens des conciles ou synodes (Le Nain de Tillemont, Duchesne, Batiffol, Dvornik) ont noté ce fait que l’Église a transposé très tôt à son usage les règlements civils, ceux de la cité grecque d’abord dans les conciles locaux, ceux du sénat romain ensuite dans les synodes provinciaux et dans les conciles œcuméniques. Il y eut ainsi au cours de l’histoire bien des formes de conciles. L’historien Hefele (Hefele-Leclercq, Histoire des conciles , préface) en distingue huit; on pourrait sans doute en compter davantage, d’autant que l’époque contemporaine semble ouvrir la voie à de nouvelles formes de conciliarité.

Au cours de l’histoire, on rencontre successivement:

a ) Les synodes locaux ou provinciaux . Ces synodes ont été réunis au milieu du IIe siècle pour faire face à la gnose (qui transformait la foi en une spéculation sur le mode grec), puis pour faire face au mouvement montaniste (mouvement antihiérarchique d’inspirés). À partir du IIIe siècle, les décisions dans les conciles furent prises par les évêques: les laïcs qui y assistaient ne firent plus que s’associer aux votes du représentant de leur Église. Bien qu’ils soient aujourd’hui tombés en désuétude, les synodes locaux et provinciaux ont joué un grand rôle dans la vie de l’Église; ils sont maintenant suppléés par les assemblées nationales de l’épiscopat.

b ) Les conciles œcuméniques , assemblées des évêques de l’oikuménè , c’est-à-dire de toute la terre mais pratiquement de l’Empire romain. Ils étaient convoqués par l’empereur. Ce dernier, s’il ne s’immisçait pas dans les délibérations ni dans les décisions de l’assemblée, sanctionnait cependant ses actes comme lois d’empire. L’empereur, après la paix constantinienne, se considéra, en effet, comme la tête du monde chrétien; aussi entendait-il présider les conciles œcuméniques, par l’entremise d’un évêque, désigné comme son légat. Cette prétention, marquée au demeurant par une idéologie impériale qui était une survivance du paganisme, devait provoquer plus d’un conflit avec l’évêque de Rome; ce dernier pouvait, de son côté, mettre en avant son titre de successeur de Pierre pour assumer la présidence des conciles. Sept grands conciles furent ainsi reconnus et reçus comme «œcuméniques» par l’Église indivise dite «orthodoxe», avant la rupture de 1054 entre l’Orient et l’Occident.

c ) Les synodes nationaux du haut Moyen Âge. La période qui s’ouvre avec la chute de Rome, le transfert de la capitale à Byzance et la conversion des royaumes barbares, fut particulièrement riche en conciles. Après l’adhésion des conquérants à la foi des peuples envahis, tantôt catholiques, tantôt ariens, l’Église fournit aux nations converties les bases de leurs institutions propres par le moyen des conciles nationaux. Ces synodes, auxquels les princes prenaient part aux côtés des évêques, furent un organe régulier de gouvernement des Églises; le type en est la série des conciles de Tolède dans l’Espagne wisigothique.

d ) Les synodes pontificaux généraux du Moyen Âge. Les évêques de Rome avaient l’habitude, depuis les origines, de réunir autour d’eux un synode d’évêques, qui leur servait de conseil dans les affaires importantes de l’Église en Italie. Leur importance dépassa bientôt notablement les perspectives de la cité de Rome et de la région avoisinante, dite «suburbicaire». Les papes y convoquèrent des évêques d’un peu partout, puis des princes, de sorte que ces synodes devinrent bientôt des assises de la chrétienté, cherchant à combler les besoins spirituels de l’Occident tout entier. Le pape, en effet, n’était pas seulement, au Moyen Âge, l’évêque de Rome et le tribunal d’appel des autres diocèses ou patriarcats de l’Église; il était devenu le chef ou le tuteur spirituel de la chrétienté, c’est-à-dire de la société chrétienne, indistinctement religieuse et temporelle. Ainsi arriva-t-il que les conciles généraux convoqués par les papes devinrent tout à la fois des assemblées d’Église et les assises suprêmes de la société civile. Tel fut le cas du concile de Latran de 1215, le plus important des conciles jamais réunis jusqu’alors: il rassembla 412 évêques et plus de 800 «prélats», abbés ou délégués des chapitres. Sans négliger les questions dogmatiques, on y traitait surtout des grands intérêts de la chrétienté, et on vit s’y faire jour ces deux thèmes nouveaux, inédits dans l’histoire des conciles: la croisade pour la délivrance de la Terre sainte, et la réforme de l’Église.

e ) Les conciles de réforme de la fin du Moyen Âge. Ils se situent dans le prolongement des précédents. Ce furent des assemblées représentatives de la chrétienté, avec un mode de délégation calqué sur celui de la société corporative de cette époque. On ne saurait leur attribuer, comme l’a fait plus d’un historien récent à la suite de Michelet, l’idéologie démocratique, car le Moyen Âge finissant avait encore une conscience vive, nullement individualiste, du caractère organique des corps sociaux et des assemblées d’Église. Cependant, on est passé peu à peu, au cours du Moyen Âge, de l’idée ancienne de la représentation par l’évêque, chef spirituel considéré comme la personnification de la communauté tout entière, à l’idée moderne de la représentation par un mandaté, considéré comme exerçant une représentation reçue de ses commettants. L’idéologie conciliariste du XVe siècle naquit de cette évolution dans les idées, mais plus encore de l’impuissance des conciles précédents à réaliser leurs principaux objectifs, la croisade et la réforme de l’Église.

Le Grand Schisme (1378-1429), auquel le concile de Pise (1409) ne parvint pas à mettre fin, marque le moment le plus grave de la crise de l’idée conciliaire. C’est à partir de 1360 que Conrad de Gelhausen et Henri de Langestein font du conciliarisme un article constitutionnel affirmant la supériorité du concile sur le pape. La question de la potestas ecclesiastica , qui n’avait jamais été réglée jusque-là en termes de droit, sauf pour le cas des appels à Rome, se trouvait dès lors soulevée: elle s’est développée, peut-on dire, contre les thèses conciliaristes. Ainsi s’explique l’insistance mise depuis lors, dans l’Église en général et dans le déroulement des conciles en particulier, sur le rôle du pape.

f ) Les grands conciles modernes de l’Église catholique réunis depuis la Réforme, à Trente et au Vatican, rompent avec le régime des conciles de la chrétienté. L’Église, se libérant peu à peu de l’ingérence civile, s’est attachée à définir sa mission propre et à promouvoir sa réforme intérieure. Depuis Vatican II, elle s’efforce de retrouver les conditions d’un véritable universalisme, conditions qui supposent l’ouverture œcuménique aux autres groupes chrétiens et au peuple juif et l’attention aux problèmes du monde. Pour mener à bien cette tâche, elle tend à donner à son activité conciliaire contemporaine un statut moins centralisé, mondial, par le développement des conférences épiscopales, qui ne sont pas des conciles, mais établissent un lien entre le concile et la vie de l’Église dans les diverses contrées du monde.

2. Les conciles œcuméniques

Si étonnant que cela puisse paraître, il n’existe pas de liste officielle des conciles reconnus comme œcuméniques par l’Église catholique. Cette indétermination, qui laisse une certaine latitude d’interprétation concernant l’œuvre des conciles, a d’ailleurs sans aucun doute une signification œcuménique.

Tel concile, purement oriental, comme celui de Constantinople (381), a été finalement reçu comme œcuménique. Tel autre convoqué régulièrement, comme celui d’Éphèse de 449, a été dénoncé. Le concile d’union de Florence peut être mis à part, mais on peut le compter aussi avec celui de Bâle, dont il est la continuation. Le concile de Florence s’est regardé lui-même comme huitième concile œcuménique, venant après celui de Nicée (787), sans tenir compte des conciles généraux du Moyen Âge. Le concile de Constantinople de 869, qui a beaucoup moins de titres que celui de 879 à figurer dans la liste des conciles œcuméniques, y a été inclus par les canonistes médiévaux, sans qu’aucune décision officielle ait justifié une telle adjonction.

La tradition reconnaît une primauté des premiers conciles. Sans parler du concile de Jérusalem (49), qui a une place à part, normative, on a toujours regardé le concile de Nicée comme ayant une importance unique, à cause de sa définition de la divinité du Christ. Il y a aussi une primauté des quatre premiers conciles – Nicée, Constantinople, Éphèse, Chalcédoine – qui ont établi les fondements de la christologie chrétienne: cette primauté a été admise parfois par le luthéranisme et en général par l’Église anglicane. Enfin, catholicisme et orthodoxie reçoivent en commun les sept premiers conciles, jusqu’au second Concile de Nicée (787).

Avec certains historiens contemporains (Grumel, Dvornik), il convient certainement d’introduire une dualité de titres pour distinguer entre les grands conciles: il y a les conciles œcuméniques , comme les sept premiers, ou encore pour le catholicisme, Trente, Vatican I et Vatican II, et les conciles pontificaux du Moyen Âge qui étaient appelés conciles généraux plutôt qu’œcuméniques. Cette différenciation, qu’on pourrait d’ailleurs poursuivre, signale une évolution dans la signification du mot «œcuménique» au long des siècles.

Sont reçus par l’Église catholique et par les Églises orthodoxes les sept conciles «œcuméniques» de l’Antiquité:

Nicée I (325), convoqué et présidé par Constantin le Grand pour lutter contre les doctrines du prêtre Arius. Il dura du 20 mai au 25 juillet (?) 325. Dans le débat dogmatique, le rôle le plus important fut joué par l’évêque occidental Hosius de Cordoue. Rédaction du symbole de Nicée, définissant que le Christ est d’une même nature avec le Père ( 礼猪礼礼羽靖晴礼﨟, en grec). Fixation de la date de Pâques au dimanche, jour distinct de la fête juive. Vingt canons.

Constantinople I (381), convoqué par l’empereur Théodose Ier contre Macedonius. Siégeant de mai à juillet 381, les Pères proclamèrent la divinité du Saint-Esprit et votèrent quatre canons.

Éphèse (431), convoqué par l’empereur Théodose II contre Nestorius. En cinq sessions, du 22 juin au 17 juillet 431, les Pères définirent la maternité divine de la Vierge Marie et votèrent six canons. L’accord sur le concile ne fut cependant réalisé dans l’Église qu’en 433.

Chalcédoine (451), convoqué par l’empereur Marcien contre Dioscore d’Alexandrie et les monophysites. Le pape était Léon Ier le Grand. En dix-sept sessions, du 8 octobre au 1er novembre 451, les Pères définirent qu’il y a deux natures dans l’unique personne du Sauveur et votèrent vingt-huit canons. En raison surtout de la situation politique, plusieurs Églises d’Orient n’ont pas reconnu ce concile (Églises copte, arménienne, syrienne).

Constantinople II (533), convoqué par l’empereur Justinien Ier. Le pape était Vigile. En huit sessions, du 5 mai au 2 juin 553, les Pères condamnèrent les «Trois Chapitres» des Nestoriens.

Constantinople III (680), convoqué par l’empereur Constantin IV pour la condamnation du monothélisme. Le concile, appelé aussi Trullanum , condamna, en seize sessions, du 7 novembre 680 au 16 septembre 681, la doctrine d’une seule volonté dans le Christ, soutenue pendant quelque temps par le pape Honorius. Le synode de 692, Synodus Quinisexta , convoqué par l’empereur Justinien II, est considéré par les orthodoxes comme une continuation de ce sixième concile; les Pères y votèrent cent deux canons disciplinaires pour l’Église d’Orient.

Nicée II (787), convoqué par l’impératrice Irène contre les iconoclastes. En huit sessions, du 24 septembre au 23 octobre 787, les Pères définirent la légitimité de la vénération des images et votèrent vingt canons.

Le concile de Constantinople IV (869), convoqué par l’empereur Basile Ier pour condamner Photius, appelé encore «synode ignatien» du nom de son président, a été retenu dans les listes médiévales. Le pape était Hadrien II. En dix sessions, du 5 octobre 869 au 28 février 870, les Pères condamnèrent Photius et votèrent vingt-sept canons. Un autre concile, ou «synode photien», appelé concile d’union par les orthodoxes, fut convoqué par l’empereur Basile Ier; il cassa, au cours de sept sessions, de novembre 879 au 13 mars 880, la décision du concile de 869-870 et réhabilita Photius. Le pape Jean VIII accepta la réinstallation de Photius. Ni l’un ni l’autre de ces conciles n’est compté parmi les conciles œcuméniques par les Églises orthodoxes.

Viennent ensuite les conciles généraux d’Occident, convoqués par le pape à partir du Moyen Âge:

Latran I (1123), convoqué par le pape Calixte II. Session du 18 mars au 6 avril, après le concordat de Worms de 1122, mettant un terme à la querelle des Investitures.

Latran II (1139), convoqué par le pape Innocent II en avril 1139. Les Pères votèrent trente canons et mirent fin au schisme d’Anaclet.

Latran III (1179), convoqué par le pape Alexandre III. En trois sessions, du 5 au 19 (ou 22) mars 1179, les Pères votèrent vingt-sept chapitres, décrétant que pour l’élection d’un pape une majorité des deux tiers était nécessaire.

Latran IV (1215), convoqué par le pape Innocent III, en 1215. En trois sessions, du 11 au 30 novembre, les Pères votèrent dix chapitres, condamnèrent les cathares, définirent la transsubstantiation dans l’Eucharistie et obligèrent les catholiques à une confession et une communion chaque année.

Lyon I (1245), convoqué par le pape Innocent IV. En cinq sessions, du 28 juin au 17 juillet 1245, les Pères votèrent vingt-deux chapitres et déposèrent Frédéric II.

Lyon II (1274), convoqué par le pape Grégoire X. En six sessions, du 7 mai au 17 juillet 1274, les Pères votèrent trente et un chapitres, confirmèrent l’union avec les Grecs, ordonnèrent un conclave pour les élections papales et proclamèrent une croisade.

Vienne (1311), convoqué par le pape Clément V. En trois sessions, du 16 octobre 1311 au 6 mai 1312, les Pères confirmèrent l’abolition de l’ordre du Temple, intervinrent dans la querelle franciscaine de la pauvreté et votèrent des décrets de réforme.

Les conciles de la Renaissance sont ceux qui furent réunis en période de crise conciliaire:

Constance (1414), convoqué pour mettre fin au Grand Schisme. En quarante-cinq sessions, du 5 novembre 1414 au 22 avril 1418, les Pères acceptèrent la démission du pape romain Grégoire XII, déposèrent le pape conciliaire Jean XXIII et le pape d’Avignon Benoît XIII, et ordonnèrent que le conclave élise un nouveau pape; ce fut Martin V (11 novembre 1417). Jean Hus fut condamné et les décrets instituant la supériorité du concile sur le pape et la périodicité des conciles furent votés.

Bâle-Ferrare-Florence (1431), convoqué par le pape Eugène IV à Bâle (vingt-cinq sessions du 23 juillet 1431 au 7 mai 1437), transféré à Ferrare le 18 septembre 1437, de là à Florence le 16 janvier 1439. Les Pères confirmèrent l’union avec les Grecs le 6 juillet 1439, avec les Arméniens le 22 novembre 1439, avec les jacobites le 4 février 1442. Le 25 avril 1442, le concile fut transféré à Rome.

Latran V (1512), tenu sous les papes Jules II et Léon X. En douze sessions, du 10 mai 1512 au 16 mars 1517, les Pères condamnèrent le concile schismatique de Pise (1511-1512) et votèrent des décrets de réforme.

Enfin, les conciles modernes de l’Église catholique, reconnus par elle seule, sont des conciles d’évêques, dégagés de l’influence des princes et des chefs d’État, mais à préoccupations universelles:

Trente (1545), convoqué par le pape Paul III, le 22 mai 1542. Les huit premières sessions ont été tenues à Trente du 13 décembre 1545 jusqu’en 1547, les sessions 9 à 11 à Bologne en 1548, les sessions 12 à 16 à Trente en 1551-1552 sous le pape Jules III, les sessions 17 à 25 à Trente en 1562-1563 sous le pape Pie IV. Les Pères votèrent des décisions dogmatiques sur la doctrine de l’Écriture et de la Tradition, sur le péché originel et la justification, définirent la doctrine catholique sur le sacrifice de la messe, les sacrements et le culte des saints, et publièrent de nombreux décrets de réforme.

Vatican I (1869), convoqué par le pape Pie IX. En quatre sessions, du 8 décembre 1869 au 18 juillet 1870, les Pères définirent la doctrine catholique de la foi, confirmèrent la primauté du pape et définirent son infaillibilité.

Vatican II (1962), convoqué par le pape Jean XXIII, poursuivi par Paul VI. Les Pères ont promulgué quatre Constitutions dont deux dogmatiques, une liturgique et une pastorale, neufs Décrets et trois Déclarations. Le concile a publié également un message d’ouverture et un message de clôture (1965) aux hommes du monde entier. Ont été retenus comme particulièrement significatifs de ce concile la Déclaration sur la liberté religieuse, la Déclaration sur les religions non chrétiennes et en particulier sur le peuple juif, et le Décret sur l’œcuménisme.

3. La fonction des conciles

Une assemblée conciliaire n’est ni un parlement ni une réunion des «états généraux» de l’Église ; ce n’est pas non plus la curie romaine, élargie aux dimensions du monde. Contrairement à ces derniers organismes, qui ne sont qu’administratifs, un concile a ceci en propre de constituer l’acte privilégié par lequel s’exerce dans le temps de l’Église la fonction apostolique. Il détient dans l’Église le pouvoir suprême, qu’il partage avec le pape. Le concile est la continuation du collège des apôtres.

Pas plus que le collège des apôtres, l’Église n’a de constitution au sens strict. C’est en vivant qu’elle règle les questions concernant sa structure. Mais l’Église, depuis les apôtres, a un régime de vie, qui est la «communion» de tous ses membres et qui lui permet de résoudre ses problèmes constitutionnels. Ce fait laisse entrevoir pourquoi le concile demeure une institution variable dans sa forme et dans ses procédures, adaptable aux mondes culturels divers où l’Église vit, sans cependant être liée aux lois des civilisations particulières.

Les conciles se réunissent quand la conscience de l’Église est profondément troublée, en cas de crise (au sens grec du mot: jugement). Ce qui ne veut pas dire au moment même des bouleversements de l’histoire: ainsi, il n’y eut pas de concile aussitôt après la Révolution française, qui avait cependant modifié profondément la vie de l’Église. Bibliquement, la «crise» apparaît lorsque s’opère dans l’histoire une rencontre de la Parole de Dieu et du monde: l’annonce de la Parole de Dieu appelle à la conversion. Ce qui est en jeu dans les conciles, c’est donc moins une «crise» de la foi, provoquée chez les fidèles par croissance du monde, qu’une crise de la croissance spirituelle de l’homme – et de l’Église – provoquée par l’annonce de la Parole de Dieu.

Il y a crise en particulier chaque fois que la Parole de Dieu est annoncée pour la première fois à un peuple. Aussi voit-on de fait les conciles se réunir au moment de la formation d’Églises nouvelles. Les conciles d’Asie mineure (au IIe siècle), d’Afrique (aux IIIe et IVe siècles), d’Espagne et d’Orient ensuite, ont présidé à l’implantation de la primitive Église dans les diverses parties du monde païen. Puis les grands conciles œcuméniques ont donné à l’Église universelle ses assises (dogmatique: définition christologique; liturgique: fixation des rites; canonique: diversité des disciplines dans la communion). Les conciles wisigothiques, francs, alémaniques ont marqué la formation de l’Église dans les États barbares. Plus récemment, les conciles nationaux des États-Unis (sept au XIXe siècle), d’Australie, de certains États d’Amérique latine, de Chine (1924), du Japon (1926), du Vietnam (1934), d’Inde (Bangalore, 1951), sont un témoignage de la nécessité permanente et vitale des conciles lorsque se forment de jeunes Églises.

Dans une Église constituée, les conciles ont à jouer un rôle de renouvellement et de réforme. Cette tâche est propre également aux grands conciles modernes de l’Église catholique: «Le but principal de ce concile sera de promouvoir le développement de la foi catholique, le renouvellement de la vie chrétienne des fidèles, l’adaptation de la discipline ecclésiastique aux conditions de notre temps» (Jean XXIII, encyclique Ad Petri cathedram , 1960).

Le concile ayant pour but d’obtenir un consentement unanime de l’Église, il doit être un acte de tout le corps. Aussi, selon la tradition, la loi des conciles est-elle non pas formellement la majorité, mais l’unanimité: c’est à ce signe que se reconnaît la tradition ou le sens de l’Église. Cette unanimité peut d’ailleurs n’être pas matériellement sans faille, elle pourra n’être que morale et n’être obtenue que par le moyen de scrutins successifs. Mais l’acte conciliaire ne sera accompli que lorsque dans l’Église sera réalisée l’unanimité complète, la communion.

Selon le droit de l’Église catholique, un concile œcuménique ne peut se réunir sans le pape, évêque de Rome. Celui-ci, cependant, n’a pas l’habitude d’y siéger lui-même et il exerce sa présidence par le moyen de modérateurs ou de légats, ce qui laisse au pape un rôle d’arbitre au sein du concile en cas de conflit. Le concile ainsi défini possède le pouvoir suprême dans l’Église: il rentre dans ce qu’on appelle le magistère extraordinaire et peut promulguer des définitions irréformables en matière de foi et de mœurs.

Mais il faut se garder de réduire le rôle des conciles à l’activité de définition. Leur tâche est aussi d’attention à la vie du monde et d’annonce de l’Évangile à des hommes toujours nouveaux. Les conciles ont pour rôle de présenter le dépôt de la foi, toujours identique, en des termes nouveaux, selon les conditions du temps, et de promouvoir la responsabilité des chrétiens dans les tâches séculières. Aussi le rôle des laïcs dans les conciles est-il appelé à se développer. Les conciles ne peuvent plus désormais être considérés seulement comme une affaire interne de l’Église catholique et leurs préoccupations rencontrent celles de l’Église orthodoxe ou des Églises protestantes et enfin celles du peuple juif. Ce mouvement de rencontre est assez largement amorcé depuis Vatican II.

4. Conciliarité et œcuménicité

L’Orient orthodoxe partage dans une large mesure la conception du concile exposée ci-dessus. Il refuse cependant l’idée que l’Église de Rome puisse jouer au sein du concile un rôle déterminant. Le concile œcuménique peut, selon la conception orthodoxe, être complet sans une intervention du pape autre que sa participation à titre d’évêque de Rome ou de patriarche d’Occident. En outre, l’Église orthodoxe attache une grande importance aux synodes locaux et même, en certains cas, comme à Constantinople, a connu l’existence d’un synode permanent.

Les décisions des conciles doivent pour les orthodoxes être reçues par l’Église. Les critères assurant la validité juridique de la convocation, de la présidence et des actes de l’assemblée ne sont pas suffisants en eux-mêmes. Il faut encore que les décisions du concile soient acceptées, en dernière instance, par les Églises locales. Tel concile, comme celui de Florence, pourtant ratifié par les instances hiérarchiques orthodoxes n’a pas été reçu en définitive par l’ensemble de l’Église orthodoxe. Tel autre, comme Constantinople I (381), a acquis toute son autorité après coup, du fait de cette réception.

Le Conseil œcuménique des Églises, bien qu’il ne soit pas une Église ni une super-Église, réalise à son tour une œcuménicité qui conduit parfois à le rapprocher des grands conciles. Mais cette œcuménicité d’un type nouveau est d’une nature toute différente, puisqu’elle ne s’appuie pas sur une tradition déterminée ni sur une structure d’Église remontant aux origines apostoliques, et se propose seulement de rapprocher des traditions et des structures différentes. Son œcuménicité repose sur un consensus des Églises membres. Quoi qu’il en soit, il faudra bien qu’un jour, dans le mouvement vers l’unité de tous les chrétiens, les diverses œcuménicités se rencontrent: le problème est d’ores et déjà réellement posé. Il n’est pas résolu pour autant. On peut penser qu’il le sera quand ces diverses institutions reconnaîtront ensemble que tout ministère établi dans l’Église a pour raison d’être, en proclamant la Parole de Dieu, de la servir, et que telle est la mission des conciles dans le monde.

5. Le synode épiscopal

Le fait que le IIe concile du Vatican ait remis en vigueur, dans l’Église catholique, le caractère collégial de l’épiscopat devait entraîner une réforme du mode de gouvernement du pape. Tout d’abord, celui-ci était présenté à nouveau avec son titre essentiel d’évêque de Rome, ce qui appelait une reviviscence de ses fonctions locales. En deuxième lieu, sa position de chef de l’épiscopat de rite latin devait permettre de comprendre que certaines dispositions canoniques considérées souvent comme universelles (telles l’obligation du célibat des prêtres ou les formes de vie des religieux) étaient propres à la tradition de l’Église latine et que, par conséquent, elles ne sont pas du ressort du pape en tant que tel, ne peuvent être imposées aux Orientaux et sont susceptibles d’être modifiées ou réexaminées par une discussion de caractère collégial entre Latins. Enfin et surtout, la collégialité épiscopale a été appelée à s’exercer en liaison constante avec le gouvernement pontifical lui-même. C’est ainsi que le pape Paul VI a créé, le 15 septembre 1965, le synode épiscopal, dont le règlement a été promulgué le 8 décembre 1966 et complété le 14 juin 1969 (cf. Documentation catholique , no 1547, 21 sept. 1969, pp. 815-820).

Convoqué à intervalles réguliers, le synode est une structure permanente et représentative. Il doit informer et conseiller le pape et peut prendre des décisions votées à la majorité des deux tiers. Il n’est cependant pas une institution conciliaire au sens strict et ne saurait être considéré comme pouvant dispenser l’Église de tenir ultérieurement des conciles. L’expérience des premiers synodes (le premier s’est tenu à Rome en octobre 1967) a d’ailleurs montré que leur mise en place était lente et finalement plus délicate que celle d’un concile, les évêques se révélant, en l’occurrence, moins assurés des pouvoirs qui sont alors les leurs, puisque ceux-ci sont limités et définis par le pape, à la différence de ce qui se passe au concile.

La structure synodale au niveau romain apparaît aussi comme la contrepartie nécessaire des conférences épiscopales, lesquelles fonctionnent au niveau local, national ou régional. Elle offre, d’autre part, l’avantage d’établir un point de comparaison et de rapprochement, jusque-là à peu près inexistant, avec ce que représentent la conciliarité pour les Églises orthodoxes et le principe synodal pour les Églises issues de la Réforme protestante. Les premières possèdent depuis les origines à Constantinople un synodos endymousa (synode permanent) qui assiste le patriarche œcuménique. Quant aux Églises de la Réforme, en dehors de leurs synodes régionaux, elles ont maintenant des alliances confessionnelles (Communion anglicane, Fédération luthérienne mondiale, Alliance réformée mondiale) qui ont à connaître des questions dépassant la compétence des synodalités locales. Il reste que les Églises non catholiques voudraient que le pape, au sein du synode qui désormais l’assiste, se limite à un rôle d’arbitrage en cas de conflit ou à un rôle d’animation en vue de l’unité, tandis que la tradition catholique lui reconnaît un pouvoir d’intervention direct et habituel au niveau local. Cependant, la manière dont s’exerce le gouvernement de l’Église depuis le IIe concile du Vatican apparaît d’ores et déjà comme profondément modifiée par l’institution du synode épiscopal. La différence des points de vue entre les Églises chrétiennes s’en trouve, de ce fait, considérablement diminuée.

concile [ kɔ̃sil ] n. m.
• déb. XIIe; lat. concilium « assemblée »
1Assemblée des évêques de l'Église catholique, convoquée pour statuer sur des questions de dogme, de morale ou de discipline. consistoire, synode. Concile œcuménique. Le concile de Trente. Ouvrir un concile. Les décisions, les actes d'un concile. Pères d'un concile. docteur ; conciliaire.
2Plur. Décrets et canons d'un concile. Recueil des conciles.

concile nom masculin (latin concilium, assemblée) Assemblée d'évêques et de théologiens qui, en accord avec le pape, décide de questions de doctrine et de discipline ecclésiastique. Collection des actes d'un concile. ● concile (expressions) nom masculin (latin concilium, assemblée) Concile diocésain, synonyme de synode. Concile général, plénier ou œcuménique, celui auquel ont été convoqués tous les évêques. Concile national, celui qui réunit les évêques d'un État. Concile provincial, celui qui réunit les évêques d'une province ecclésiastique. Conciles bouddhistes, assemblées réunies pour traiter des problèmes internes de la communauté bouddhiste. ● concile (synonymes) nom masculin (latin concilium, assemblée) Concile diocésain
Synonymes :

concile
n. m. Assemblée d'évêques et de théologiens de l'égl. cathol., réunis pour régler des questions concernant le dogme, la liturgie et la discipline ecclésiastiques.
Encycl. On distingue les conciles oecuméniques, c.-à-d. universels, et les conciles nationaux ou provinciaux. L'église catholique reconnaît 21 conciles oecuméniques: Nicée I (325), Constantinople I (381), éphèse (431), Chalcédoine (451), Constantinople II (553), Constantinople III (680-681), Nicée II (787), Constantinople IV (869-870), Latran I (1123), Latran II (1139), Latran III (1179), Latran IV (1215), Lyon I (1245), Lyon II (1274), Vienne (1311-1312), Constance (1414-1418), Bâle (1431-1449), déplacé à Ferrare (1437-1439) puis à Florence (1439-1442), Latran V (1512-1517), Trente (1545-1563), Vatican I (1869-1870), Vatican II (1962-1965). L'église orthodoxe n'accepte que les sept premiers.

⇒CONCILE, subst. masc.
A.— Assemblée d'évêques présidée par le pape ou un évêque pour statuer en matière dogmatique, morale et canonique. Le concile général de Constantinople (CHATEAUBRIAND, Génie du christianisme, t. 2, 1803, p. 365); le concile Vatican II :
1. Quelles sont ses institutions, ses moyens d'action [du gouvernement ecclésiastique]? Les conciles provinciaux, les conciles nationaux, les conciles généraux, une correspondance continuelle, la publication continuelle de lettres, d'admonitions, d'écrits.
GUIZOT, Hist. gén. de la civilisation en Europe, Leçon 5, 1828, p. 27.
SYNT. a) Concile général ou œcuménique; concile particulier, national, patriarcal, provincial (ou métropolitain). b) Concile diocésain. ,,Synode du clergé diocésain réuni sous la présidence de l'évêque`` (CAP. 1936).
B.— Au plur. Décrets et canons d'un concile. Collection, recueil des conciles (Ac. 1835-1932).
C.— P. ext., fam. Assemblée délibérative de personnes :
2. ... je donnai à notre délégation l'instruction de ne pas se répandre en redondantes déclarations, (...), mais d'observer, au contraire, une attitude réservée. Elle le fit et s'en trouva bien, sous la direction successive de Georges Bidault, qui prenait part pour la première fois à un concile international, ...
DE GAULLE, Mémoires de guerre, 1959, p. 201.
P. métaph. :
3. Le miracle qu'aucun musée n'avait pu susciter s'est accompli pour eux devant ce concile de merveilles [les chefs-d'œuvre italiens], maintenant dispersées à jamais.
MAURIAC, Journal 2, 1937, p. 162.
Prononc. et Orth. :[]. Ds Ac. depuis 1694. Étymol. et Hist. Début XIIe s. cuncilie « assemblée » (Psautier Oxford, éd. Fr. Michel, XXI, 17); 1re moitié XIIe s. cuncile (GEOFFREI GAIMAR, Hist. des Anglais, éd. A. Bell, 3670); ca 1260 relig. concile (Récits d'un ménestrel de Reims, éd. N. de Wailly, § 144 [4e concile de Latran, 1215]); 1690 spéc. « décrets pris pendant ces assemblées » (FUR.). Empr. au lat. class. concilium « assemblée; assemblée délibérante » puis en lat. chrét. « assemblée de plusieurs églises », « réunion d'évêques ». Fréq. abs. littér. : 523. Fréq. rel. littér. :XIXe s. : a) 1 644, b) 531; XXe s. : a) 438, b) 272.

concile [kɔ̃sil] n. m.
ÉTYM. V. 1260; cuncile, déb. XIIe; lat. concilium « assemblée ».
1 Assemblée des évêques de l'Église catholique, légitimement convoquée pour statuer sur des questions de dogme, de morale ou de discipline. Consistoire, synode (→ Archevêque, cit. 1; apôtre, cit. 3; célibat, cit. 8). || Concile œcuménique. || Le concile de Nicée, premier concile œcuménique. || Le concile de Trente, où l'Église romaine décida d'une réforme. || Concile national, provincial, diocésain. || La convocation, la célébration d'un concile. || Ouvrir un concile. || Les canons, les décrets, les définitions, les décisions, les actes d'un concile. || Les anathèmes (cit. 1) prononcés par un concile. || Citer qqn au concile. || En appeler au futur concile. || Pères d'un concile. Docteur. || La canonicité (cit.) d'un concile. || D'un concile. Conciliaire.
1 Constantin assembla à Nicée, en Bithynie, le premier concile général.
Bossuet, Disc. sur l'hist. universelle, I, 11.
2 Mais moi je suis sûr que ce qui les agace, ce qui leur porte ombrage, c'est surtout le Socialisme en tant que parti; sa hiérarchie, sa doctrine, son pédantisme, ses airs d'infaillibilité; tout ce qu'il y a en lui d'Église romaine, avec papes, conciles, encycliques et bulles d'excommunication.
J. Romains, les Hommes de bonne volonté, t. V, XXIV, p. 222.
3 Comme psychologue et comme médecin, j'admire l'intransigeance des conciles.
A. Maurois, les Discours du Dr O'Grady, II, p. 12.
2 Au plur. Décrets et canons d'un concile. || Recueil des conciles. || Collection des conciles.
3 Fig., littér., plais. Assemblée, réunion.
4 Les membres de ce concile matinal, à les examiner de mon coin, me semblaient tous assez profondément malades, paludéens, alcooliques, syphilitiques sans doute…
Céline, Voyage au bout de la nuit, p. 109.
DÉR. Conciliaire.

Encyclopédie Universelle. 2012.

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  • concile — CONCILE. sub. m. Assemblée legitimement convoquée d un grand nombre d Evesques, d une, de plusieurs, ou de toutes les Provinces de la Chrestienté, pour deliberer, & faire les decisions necessaires tant sur les articles de foy, que sur ceux qui… …   Dictionnaire de l'Académie française

  • concile — Concile, Concilium. Concile general ou universel, Concilium oecumenicum. Assembler le concile, Cogere concilium, vel conuocare. S assembler au concile, Coire in concilium. Denoncer le concile, Indicere concilium. Tenir concile, Habere concilium …   Thresor de la langue françoyse

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  • Concile —    см. Собор …   Философский словарь Спонвиля

  • concile — …   Useful english dictionary

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